Des pistes pour réussir à lâcher prise

Des pistes pour réussir à lâcher prise

Ah le lâcher prise ! Une drôle de notion. Tout le monde en parle. Qui sait vraiment de quoi il s’agit ? J’avais envie de partager avec vous ma propre expérience du lâcher prise depuis quelques années et vous aider à l’expérimenter pour que votre vie soit plus légère.

Lors de ma carrière professionnelle, je me suis entendue dire par un de mes supérieurs de “lâcher prise”, d’être “moins rigide”. Pour être franche, je n’avais pas la moindre idée de comment faire et je dois admettre que je ne comprenais pas toujours quel était le problème.

Déjà la notion de “lâcher” pour la contrôlante que j’étais, pour l’insécurisée que j’étais, recouvrait un certain danger : lâcher pour aller vers quoi ? Lâcher suppose de se détacher de quelque chose : de quoi ? Cette notion a également pour moi un côté impérieux qui m’incitait davantage à la résistance qu’à l’abandon. Bref l’expression en elle-même était anxiogène et extrêmement mentale et mon mental n’y comprenait rien.

Il m’aura fallu du temps pour appréhender cette notion mystérieuse, au gré des épreuves qui se sont présentées, au gré d’un mal être naissant, sur lesquels je n’avais aucune prise. Je vous livre ici quelques pistes de réflexion basées sur mon expérience :

  • Avoir la conscience qu’on ne contrôle rien… accepter notre vulnérabilité

J’ai longtemps pensé que je maîtrisais ma vie, que j’étais le seul maître à bord et lorsque la vie venait me gifler, je reprenais instantanément le contrôle en affrontant l’adversité, en fuyant ou en enfouissant mes émotions. Lorsque je désirais profondément quelque chose, je me donnais les moyens d’y parvenir mais souvent dans la force en préservant ce besoin de contrôle. Lorsque mon corps en a eu assez de cette forteresse et de tous ces combats à mener, il a lâché. Ce fût mon premier signal que je devais changer quelque chose et que je n’avais pas toutes les clés, enfermée que j’étais dans mes protections imaginaires.

  • Créer un espace pour soi… sortir de cet excès d’action

Ça me parait être une première pierre essentielle. Un espace temporel et physique pour soi, rien que pour soi, sans sollicitation, sans bruit, sans risque de s’éparpiller.

Il y a des moyens très accessibles d’accéder à cet espace pour soi : aller marcher, seul, dans la forêt, dans un parc. S’adonner à une activité artistique ou sportive qui laisse libre cours à ce qui se passe pour nous : peinture, dessin, chant, course à pied… Ou encore s’asseoir chez soi ou sur un banc sans rien faire.

La méditation est un également un outil que je recommande vivement et qui est largement plébiscité par beaucoup de philosophes, thérapeutes ou autres en ce moment en France et dans le monde : je pense à Christophe André, Frédéric Lenoir, Arnaud Riou, Eckart Tollé, Thierry Janssen, etc. Les livres, les formations, les sites fleurissent. Ce n’est pas pour rien ! Elle est apaisante et oriente notre attention vers soi.

Laissez venir à vous le silence, prenez conscience de ce qui se passe pour vous et en vous : le mental est-il largement présent avec ses questions, ses jugements, ses drames ? que provoque-t-il en vous ? Comment vous sentez-vous : apaisé, calme ou au contraire agité, triste, angoissé ? Mettez des mots sur vos ressentis.

Pour beaucoup de personnes, c’est difficile de se poser, de ne rien faire, de prendre du temps pour soi. Nous sommes gouvernés par des tas d’injonctions des autres ou de soi, de croyances. Combien de fois l’ai-je entendu : je n’ai pas le temps ; c’est égoïste ; j’ai des choses plus urgentes à faire ; je ne vois pas l’intérêt… Demandez-vous plutôt ce qui vous empêche de vous consacrer du temps : les habitudes ? La peur du jugement ? L’éducation ? Demandez-vous quels sont ces freins que vous avez intégrés comme des vérités qui dirigent votre vie. Devenez conscients de vos mécanismes intérieurs.

  • Accueillir ce qui se passe pour nous et le nommer… arrêter de refouler nos émotions

Lorsque mon père décède en 2012, beaucoup de choses chavirent à l’intérieur de moi. Je ne maîtrise plus rien. Mon armure est fendillée. Je me presse chez une psychanalyste pour me faire aider. C’était mon espace à moi. Je vais y déposer pendant 2 ans tout ce qui se passe à l’intérieur de moi. Je n’y serai pas parvenue seule. Pour la première fois, vraiment, j’accepte de me livrer pleinement, de faire confiance à un spécialiste. La démarche est essentielle. Mais elle ne suffira pas. Trop mentale, me dirai-je plus tard.

Début 2014, je décide de prendre un congé sabbatique car je me sens de plus en plus en inadéquation avec la situation au travail. En juillet 2014 avec mon mari et mes enfants, nous partons à l’autre bout du monde en Indonésie, pour prendre du recul. A peine arrivée, je m’inscris dans une retraite de méditation silencieuse d’une semaine, poussée par l’instinct, l’envie, le besoin d’introspection. Je vais y découvrir ce que j’ai de plus animal et de plus précieux : mon corps.

J’ai appris à me concentrer, à scanner mon corps de la tête aux pieds, petit bout par petit bout, à écouter mes sensations, mes ressentis, qui sont autant de messages à décrypter. J’ai appris à les accueillir, à les accepter et à plonger dans mon histoire d’une toute autre manière. Enfin, j’ai appris à me soigner (heal en anglais) en m’envoyant de l’amour.

Il existe d’autres moyens pour exercer cette faculté d’accueillir ce qui se passe en vous :

  • en ne jugeant pas ce que vous vivez, mais juste en constatant factuellement ce qui se passe pour vous,
  • en laissant venir à vous ce qui se présente : une larme qui monte pendant un film ? Laissez faire. Une sensation très agréable dans le ventre quand vous entendez une musique ? Laissez faire. Une colère qui pointe son nez ? Remarquez la. Une image ou un son apparaît ? Ne les refoulez pas. Ils n’apparaissent pas pour rien.

Une fois que vous accueillez ce qui est, sans drame, sans jugement, vous permettez à votre corps et à votre âme de s’exprimer de manière de plus en plus subtile.

  • Vivre dans le moment présent… moins de blabla

Le livre d’Eckart Tollé “Le Pouvoir du moment présent” a été essentiel dans ma prise de conscience, de recul. “Rien n’existe à part l’instant présent : avez-vous jamais eu une expérience, fait, pensé ou senti quelque chose qui ne se situe pas dans le moment présent ? Rien ne s’est jamais produit dans le passé : cela s’est produit dans le présent. Rien ne se produira jamais dans le futur : cela se produit dans le présent …/… de toute évidence, le passé et le futur ne constituent pas des réalités en soi.”

Vivre dans l’instant présent, c’est concentrer son attention sur ce que l’on est en train de faire de manière consciente. Que l’on soit en train d’éplucher des carottes, de prendre une douche ou de prendre un verre, c’est profiter pleinement de l’instant sans se soucier du passé ni du futur, c’est être présent à soi et aux autres. Prendre sa douche ou se brosser les dents qui est un acte à priori anodin, routinier, utilitaire, peut devenir un acte de plaisir : plaisir de sentir l’eau chaude sur sa peau, plaisir d’entendre le bruit régulier de l’eau couler, plaisir de profiter d’un instant seul sans être dérangé par le téléphone, les enfants…

Vivre l’instant présent, c’est vivre en conscience, c’est densifier son quotidien, c’est s’ouvrir cet espace personnel à soi.

J’avoue qu’il ne suffit pas de décider de vivre dans le moment présent pour y parvenir. Totalement éduqué à faire autrement, il nous faut adopter de nouvelles habitudes, de nouveaux rituels. Ils nécessitent au début un effort. Mais comme tout effort, il ne devient plus un effort lorsque nous constatons que notre nouvelle habitude nous apporte quelque chose d’utile dans notre vie : plus de calme intérieur par exemple, moins de blabla mental, par exemple.

Une fois que vous avez basculé dans “cette conscience du temporel à la présence”, vous pouvez la pratiquer de plein de manières différentes. Choisissez votre manière à vous de maintenir cet état de présence comme et quand vous le souhaitez. Et approfondissez si vous vous sentez attiré : la méditation, le mindfulness, pratiquez l’ancrage pour bien vous enraciner,…

Osez changer de prisme ! La PNL nous apprend que la “carte n’est pas le territoire”. Votre représentation du monde n’est pas le monde. En osant faire différemment, vous créez potentiellement une nouvelle représentation du monde et de votre histoire.

  • Ecouter son intuition… faire une place au corps

Une fois que vous avez créé un espace pour vous, que vous êtes plus attentifs à ce qui se passe à l’intérieur de vous, que vous acceptez le fait de ne pas tout maîtriser, soyez attentifs à votre petite voix intérieure qui se manifeste par des sensations physiques : apprenez à faire confiance à vos sens la vue, l’ouïe, le ressenti, le goût, l’odorat. Votre corps est votre plus grand allié.

Notre culture ne nous a pas encouragés à l’écouter, à le laisser s’exprimer. Petit, quand on avait mal, on vous disait peut-être “mais non mais non ça va aller” ou encore “c’est quoi ces larmes de crocodile”. On vous niait un mode d’expression essentiel : celui des émotions à travers le rire, les larmes, les cris… Coupé de ces émotions, renforcé dans l’idée que la réflexion, le mental, la parole sont les outils les plus importants, nous sommes devenus des handicapés de l’écoute de soi. Pire : notre corps est devenu un ennemi qu’on combat ou qu’on ignore.

Ecouter son intuition, c’est entendre la manière dont notre corps, notre enfant intérieur, notre âme nous parlent. Nous sommes les seuls à savoir ce qui est bon pour nous. Les autres (parents, famille, enseignants, amis) n’ont qu’une représentation de ce qui est bon pour nous et nous infligent, souvent avec beaucoup de bienveillance et de bonnes intentions, cette représentation erronée. Et si nous osions explorer cette intuition ? Lorsque votre instinct vous suggère de faire ci ou ça, mais que votre mental vous en empêche parce que “ça ne se fait pas”, “ce serait la honte”, “qu’est ce qu’on va penser de moi ?”… Et si vous osiez, une première fois, défier votre mental et accorder plus d’importance à votre petite voix ?

  • Décidez ce que vous voulez pour vous… ne subissez plus !

Une fois que la conscience est là, que l’espace pour soi est là, que la volonté d’agir est là, que vous faites un petit plus de place à votre intuition, décidez ce que vous voulez pour vous. Si le mental est trop présent, décidez de ne pas lui accorder toute la place, faites des expériences, faites vous aider si besoin. Si vos émotions sont trop envahissantes, demandez vous comment vous pouvez les apaiser.

NE SUBISSEZ PLUS ! Décidez ce que vous voulez : par exemple, je veux être apaisé dans telle situation. Je veux me faire davantage confiance dans telle autre situation.

OSEZ faire différemment. Juste une fois. Et voyez ce que ça engendre, que se passe-t-il pour vous ? En quoi faire différemment était utile, intéressant, perturbant ? Explorez, jouez, redécouvrez votre âme d’enfant, sortez des sentiers battus, challengez vos vérités absolues et libérez vous des préjugés, des « quand-dira-t-on ». Prenez votre vie en main. N’oubliez pas que sur le chemin, vous n’êtes pas obligé de devoir tout gérer tout seul. Apprenez la confiance.

La PNL m’a appris qu’on ne peut pas changer les événements du passé, mais on peut décider de changer la perception de notre représentation du passé et surtout agir pour rendre notre futur heureux. “Il n’est jamais trop tard pour avoir un passé heureux” (auteur inconnu).

Lâcher prise, c’est oser être soi. Et c’est l’apprentissage le plus difficile et le plus passionnant qui soit pour parvenir à l’amour de soi. Bon chemin !

 

Remerciements

Je voudrais adresser toute ma gratitude aux spécialistes que l’univers a mis sur mon chemin pour m’aider sur mon chemin de conscience :

  • ma psychanalyste parisienne
  • mon maître de méditation, Merta Ada, Bali Usada Meditation
  • mon énergéticienne, Gwenola Soler
  • ma prof en PNL et développement intuitif, mentor et amie,  Mahé Gérôme
  • mon prof de PNL sur Bordeaux, Olivier Zenouda

Merci à mon mari, mes enfants, mes ami(e)s, ma famille qui me soutiennent dans mon évolution chacun à leur manière. Merci à mes clients qui me font confiance pour cheminer vers leur lumière intérieure. Merci à toutes ces personnes inspirantes connues ou moins connues qui partagent leurs enseignements à travers leur livre, conférence, stage, discussions…

Et je voudrais me remercier d’avoir osé et d’oser encore affronter mon ombre, parfois malgré moi, et de suivre tous les signes qui m’encouragent à avancer avec plus de sérénité vers qui je suis et ma mission de vie.

La Puissance de la Joie, Frédéric Lenoir : pourquoi j’ai aimé.

La Puissance de la Joie, Frédéric Lenoir : pourquoi j’ai aimé.

Pour Noël, j’ai reçu ce livre en cadeau de ma grande sœur (gratitude !). Il va rejoindre la liste des livres qui compteront pour moi pour plusieurs raisons : ce livre arrive à un moment de ma vie où la joie s’installe, comme un retour aux sources, comme l’enfant que j’étais, avant les censures, avant les blessures. Ce livre arrive à un moment où la noirceur de l’actualité pourrait nous laisser penser qu’il s’agit d’une fatalité et que nous n’y pouvons rien. Et bien ce livre nous prouve le contraire : qu’en agissant chacun à son niveau, nous pouvons incontestablement contribuer à un monde meilleur. J’ai aussi aimé les propositions concrètes que l’auteur fait pour accéder tout de suite à plus de joie dans notre quotidien, et comment accéder de manière durable à ce qu’il appelle « la joie de vivre ». Enfin, j’ai redécouvert avec plaisir des citations de philosophes ou des références religieuses qui m’ont renvoyé notamment à mes cours passionnants de philosophie en terminale. Bref, du plaisir pour le cœur et pour la tête.

Je vous en propose un résumé de ce que j’en ai retenu :

Après avoir fait une distinction entre le plaisir, le bonheur et la joie, l’auteur approfondit l’émotion « Joie » et nous promène à travers les religions, les textes des philosophes occidentaux et orientaux, de l’antiquité à nos jours : Spinoza, Nietzsche, Bergson, Lao-tseu, Christophe André et d’autres. Avec beaucoup de simplicité. Tous semblent s’accorder à dire que la joie est une émotion « intense en réaction à un événement et de durée limitée ».

L’auteur nous propose ainsi d’explorer différents états pour accéder à plus de joie dans notre quotidien :

  • L’attention qui nous permet d’avoir accès à nos sens et notre corps.
  • La qualité de notre présence qui « consiste à accueillir avec générosité, le réel, le monde, autrui (…) ».
  • La méditation qui nous permet d’entretenir l’attention et la présence.
  • La confiance et l’ouverture du cœur pour « prendre le risque de vivre pleinement ». « Accepter la douleur, c’est le prix à payer pour une vie émotionnelle riche ».
  • La bienveillance pour se détourner de l’envie et de l’euphorie et entretenir un « amour altruiste qui consiste à se réjouir du bonheur de l’autre ».
  • La gratuité pour accéder à des « moments très chaleureux de joie partagée ».
  • La gratitude, dire merci à la vie chaque jour, permet de se mettre en joie instantanément [il est tout à fait fondé scientifiquement que la gratitude stimule la production de dopamine et de sérotonine, hormones du bonheur].
  • La persévérance dans l’effort provoquent de grandes joies créatives selon Bergson.
  • Le consentement et le lâcher-prise nous invitent à une prise de distance, à une forme de détachement pour accepter la vie, accepter le mouvement, accepter l’incertitude, sans résister lorsqu’il s’agit d’événements sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, « sans perdre de vue nos objectifs (…) ».
  • La jouissance du corps ou l’importance des perceptions sensorielles comme une porte d’accès à la joie.

Pour accéder à une joie plus profonde et durable, l’auteur suggère ensuite un premier chemin : devenir soi, un soi libre de nos croyances ou histoires familiales, de l’inconscient collectif, qui passe par un processus d’individuation (Carl Young), généralement entre nos 35 et 50 ans, à l’aide de l’introspection. « L’introspection parfois soutenue par un travail thérapeutique permet donc de découvrir qui nous sommes vraiment en nous délivrant du regard des autres, à commencer par le plus déterminant : celui de nos parents, et de tout ce qui nous empêche de grandir, de nous épanouir ». L’auteur partage ici la manière dont lui-même a procédé pour y parvenir.

Le second chemin, que Frédéric Lenoir propose, est un chemin vers l’autre. Il explore l’amitié, l’amour, la joie du don, l’amour pour la nature et les animaux. En étant de plus en plus nous-mêmes, nous entretenons des relations plus justes avec les autres et notre environnement. Nous replaçons l’ego et le mental à leur juste place sans vouloir les éliminer.

Ce double chemin permet de libérer la joie de vivre spontanée de l’enfant qu’il nomme la « joie parfaite », celle qui contribue à rendre notre monde meilleur, à notre échelle.

Petit détail esthétique : la couverture du livre est également joyeuse : bleue turquoise sur fonds jaune, couleurs des chakras de la gorge (expression de qui l’on est) et du plexus solaire (expression des émotions). Bien vu.

 

Première impression de la Biodanza : idéale pour se relier à soi en lien avec les autres

Première impression de la Biodanza : idéale pour se relier à soi en lien avec les autres

Mon cours de Biodanza se termine. Le temps est suspendu. Je n’ai pas envie de partir. Je suis bien. Je suis à ma place dans ce groupe. Nous venons de vivre une expérience personnelle et collective intense. Pas besoin de mots pour le comprendre, pour le savoir. Nos sourires, notre lenteur à nous changer pour rentrer chez nous, nous baignons dans un bain de gratitude, de bienveillance et de connexion à soi mais aussi d’immense sensation d’être tous connectés, de n’être qu’un grand tout.

Il s’agit là de mon deuxième cours d’essai et je sais que je vais m’inscrire à l’année pour avoir la joie de vivre encore et encore cette unité de cœur et d’âmes.

Lors de mon premier cours d’essai, je ne savais rien de la Biodanza. Ce cours m’avait été suggéré par ma thérapeute en art thérapie lorsque je lui avais manifesté ma grande curiosité en matière de développement personnel. En recueillant l’avis de deux ou trois connaissances ou amies sur la biodanza, l’avis général en bref était “beurk”. Elles n’avaient retenu qu’une chose : le contact physique avec des personnes inconnues n’était pas supportable. Alors j’y suis allée… pour que le mental résiste autant à cette expérience, c’est qu’il y a quelque chose de plus fort à décoder, à laisser émerger. Je dois avouer que j’aime beaucoup danser, particulièrement à deux, et que je cherchais une activité en lien avec la danse. Mais les cours traditionnels de rock, salsa ou autre ne me correspondaient plus. L’univers s’est donc chargé de mettre sur mon chemin cette nouvelle option.

Je reprends… lors de mon premier cours d’essai, je viens m’immiscer dans un cours avancé avec des participants qui se connaissent déjà. Léger malaise. Lors d’un petit tour de ronde, chacun s’exprime sur son état émotionnel du moment et le dépose ainsi virtuellement au milieu du groupe. Je vais partager mon excitation et mon appréhension (qui chez moi se situe très fort au niveau du plexus solaire) de la débutante que je suis. Chacun va livrer son ressenti avec le plus de justesse possible, qu’il soit positif ou moins positif. Puis je vais écouter les instructions de Christine qui passent par quelques mots mais surtout par sa démonstration dansante puisqu’il s’agit ici de ressentir, de se connecter à son corps, de laisser s’imprégner la musique, de la laisser progressivement s’immiscer dans une partie de son corps puis dans tout le corps de la pointe des pieds à la pointe des cheveux. La musique devient notre guidance avec les douces instructions de Christine.

Je fais de mon mieux pour laisser se mouvoir mon corps, sans me poser de questions, juste laisser faire minute après minute. J’y arrive moyennement par pudeur, par peur du regard de l’autre, des hommes – ah cette peur -, par crainte de ne pas bien faire – conformité, sors de ce corps ! Après tout, je ne connais pas ces gens 🙂 Bingo, je sais que j’ai quelque chose à régler, je sais à ce moment-là que je vais continuer parce que je sens à quel point je ne suis pas encore suffisamment libre. Chouette ! une opportunité d’apprendre, de comprendre, tout en dansant..

Lors du deuxième cours, mon énergie est très différente. Déjà le groupe est élargi, plus chaleureux, plus accueillant je trouve. Peut-être parce que moi-même je le suis davantage 🙂 J’engage le dialogue avec presque chacun. Je ne suis déjà plus tout à fait en terre inconnue. Mais surtout je sais que je ne suis pas là par hasard – si tant est que je crois au hasard.

La séance commence : nous formons un grand cercle assis par terre. Nous partageons notre prénom, notre ressenti du moment et notre expérience du cours précédent. De manière libre et personnelle. Christine à son tour va nous expliquer l’intention de ce cours ; aujourd’hui il va s’agir de ressentir le lien, le lien à notre corps, aux autres et à plus vaste que soi. Nous nous levons ensuite et nous prenons par la main pour former de nouveau un grand cercle. La musique se fait entendre et nous prenons contact avec notre corps en le laissant apprivoiser la musique tout en restant connecté aux autres par le biais des mains. Puis la ronde se met à tourner et nous poursuivons nos déambulations mais cette fois en recherchant le contact visuel avec nos compagnons de ronde. Ah déjà c’est plus facile que la première fois. Il nous est demandé de créer le lien avec les autres par le regard sans chercher à obtenir quoique ce soit, sans s’attacher. Je laisse donc errer mes yeux dans le regard de chacun, au hasard, sans ordre, sans injonction et je laisse sourire mes lèvres. Lorsque la musique se termine, les corps sont désormais plus présents et nous passons à un autre exercice.

Deux exercices m’ont particulièrement marquée cette semaine : celui où nos corps s’enchevêtrent dans un magma de caresses. Avec nos yeux mi-clos nous déambulons étroitement entre nos corps avec cette intention de prodiguer des caresses sur les bras, les têtes, les dos de nos compagnons. Je réalise à quel point le mot “caresse” peut prêter à confusion dans l’esprit de celles et ceux qui y sont extérieurs, puisque ça a été ma première réaction. J’expérimente comment il est possible de ne pas réserver les “caresses” à l’intime, au seul cercle familial ou amical. J’en retire une grande sensation de douceur et de connexion à soi, aux autres.

Et le deuxième exercice s’effectue à deux : une personne accompagne l’autre à littéralement ouvrir sa dimension du coeur en apposant ses mains sur les siennes au dessus de sa poitrine et en lui écartant les mains vers l’extérieur jusqu’à l’extension de ses bras. L’exercice se reproduit plusieurs fois, en musique. Puis les rôles s’inversent. Celui qui accompagnait devient celui qui vit l’expérience. Ma partenaire m’accompagne avec une extrême bienveillance, mes poumons se libèrent, je prends de grandes bouffées d’air et j’ai progressivement la sensation que ma zone du coeur s’agrandit, se détend, que mon torse se bombe légèrement, que mes barrières tombent. L’émotion monte doucement, des larmes s’écoulent, une grande gratitude m’envahit. Je vais serrer fort ma compagnonne de coeur qui m’a permis de vivre ce moment.

Après presque 2 heures, Christine nous invite dans une ultime ronde d’au revoir. A la semaine prochaine, c’est sûr.

Pour les curieux :

Qu’est-ce que la Biodanza ? Le terme « BIODANZA » vient du grec « bios »  qui signifie la vie et « danza » : mouvement intégré plein de sens. La Biodanza est la danse de la vie. Elle a été créée dans les années 60 par le psychologue et anthropologue chilien Rolando Toro Araneda. Elle s’est développée à partir de recherches concernant les effets de la musique sur le mouvement et les émotions. Elle se compose de différentes danses en musique, conçues  autour d’un modèle théorique qui leur donne une cohérence et une unité. Ces danses se pratiquent seul, à deux ou en groupe. Le groupe est fondamental en Biodanza car il permet de nous sentir protégés et de partager nos désirs et notre volonté de changement dans un espace de liberté, chaleureux et accueillant. La Biodanza nous permet d’être présents dans ce que nous faisons, laissant de côté nos inhibitions mentales, de reprendre contact avec notre ressenti corporel, affectif et psychique

Décidez ce que vous voulez pour vous : le pouvoir de l’intention

Décidez ce que vous voulez pour vous : le pouvoir de l’intention

Selon la loi de l’attraction, nous attirons tout ce qui nous arrive dans notre vie. Je vous propose de découvrir le pouvoir de l’intention !

Lorsque nous passons notre temps à nous plaindre de ce que nous n’avons pas, à râler de ce qui ne nous convient pas, nous manifestons, par l’énergie de nos pensées ou de nos propos, une intention négative qui représente notre insatisfaction. En faisant cela, nous attirons en fait inconsciemment les événements qui entretiennent cette insatisfaction.

Lorsque nous croyons dur comme fer que le monde est injuste ou que nous ne sommes pas aimés ou encore que la vie est dure, nous alimentons ces “croyances limitantes” en attirant à nous des personnes ou des situations qui ne feront que les conforter et valident ainsi ce que nous prenons pour une vérité absolue : pour reprendre les exemples, la vie sera vécue comme injuste ; nous ferons inconsciemment en sorte de ne pas être entouré ou d’être entouré des mauvaises personnes pour nous renforcer dans l’idée que nous ne sommes pas aimés ; nous vivrons des moments difficiles qui nous conforteront dans notre croyance que la vie est dure, etc.

Lorsque nous blâmons les autres pour ce qu’ils ont fait, font ou ne font pas, et d’être responsables de notre mal-être, nous refusons de prendre nos propres responsabilités et de voir que la situation qui nous tracasse est en réalité une formidable opportunité pour nous demander : Que se passe-t-il pour moi ? Qu’est-ce-que j’ai à apprendre de cette situation ? Quel bénéfice puis-je tirer de cette expérience ?

Pour beaucoup de personnes, il est plus facile d’exprimer ce qui ne va pas dans leur vie, d’entretenir leur statut de victime (je sais de quoi je parle, je suis passée par là) que d’oser exprimer ce qu’elles veulent pour elles et d’en prendre la pleine responsabilité.

Et si nous commencions vraiment à croire, dès maintenant, tout de suite, que nous avons le pouvoir de renverser la vapeur et de combler nos vies avec ce qui nous procure le plus de joie, de bonheur ? Et si nous nous accordions un peu plus de douceur, de bienveillance, d’amour ? Et si nous commencions à prendre la responsabilité de notre vie en nous autorisant de définir ce que nous souhaitons profondément ?

Chiche ? Je vous propose de tenter l’expérience avec cet exercice et d’apprendre à formuler consciemment des intentions positives. C’est un exercice que je pratique régulièrement avec les personnes que j’accompagne :

  1. Identifier une situation qui ne vous convient pas dans votre vie aujourd’hui, qu’il s’agisse de votre vie professionnelle, amoureuse, vos conditions de vie, peu importe. Par exemple, votre situation amoureuse n’est pas satisfaisante. Vous êtes célibataire et vous rêvez de partager votre vie avec quelqu’un qui vous corresponde.
  2. Demandez-vous ce qui est le plus important pour vous. Repartez de vos besoins. S’agit-il de vivre une grande histoire d’amour ? De rencontrer un partenaire pour une relation paisible et durable ? De vous amuser ?
  3. Osez formuler votre souhait le plus profond en commençant votre phrase par “Je” : “Je veux” ou “Je suis avec” comme si c’était déjà fait. Donc par exemple, je veux vivre une relation heureuse avec un partenaire qui corresponde à mes besoins. Laissez vous sentir si la formulation est juste pour vous, si elle résonne dans votre corps, avec votre coeur, de manière alignée et sereine. Prenez le temps de choisir les mots qui vous parlent et de définir l’intention qui est juste pour vous. Quelques conseils : La formulation doit être positive – le cerveau ne reconnait pas la négation ; l’intention est de votre ressort ; ne formulez pas une intention qui ne vous concerne pas (je veux qu’il change) ; l’intention doit être écologique, c’est-à-dire favorable pour vous et votre entourage ; enfin, il est important de formuler le résultat souhaité, mais pas les moyens d’y parvenir. Laissez faire l’univers !
  4. Ecrivez cette intention sur un papier. Relisez la régulièrement et laissez la vibrer en vous. Vous pouvez y poser dessus ou à côté une bougie chaque jour pendant 21 jours.
  5. Laissez faire. N’attendez rien de précis. Continuez votre vie. Suivez vos envies et vos intuitions. Et soyez à l’écoute des synchronicités, ces petits indices qui vous indiquent que vous êtes sur le chemin. Accueillez-les avec gratitude.

Vous pouvez pratiquer les intentions dans tous les domaines aussi souvent que vous voulez.

Cette première expérience est une première pierre d’un changement en vous, celui d’être acteur de votre vie et de décider pour vous ce qui est bon. Accueillez ce qui se passe en vous. Votre corps est un merveilleux indicateur de ce qui est juste pour vous ou pas. Nous sommes tous sur nos chemins de vie, chacun à notre rythme. Mais ce qui est sûr, comme le disait si bien Albert Einstein : “La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent”.

Gratitude pour ce moment de partage avec vous.

J’ai testé l’art thérapie

J’ai testé l’art thérapie

J’ai découvert l’Art Thérapie Evolutive à l’occasion d’un salon Bien-être à Bordeaux. Je vous propose de plonger dans mon expérience, mon ressenti, mes apprentissages.

C’est quoi l’Art Thérapie Evolutive ? Céline m’explique : “C’est une méthode qui permet d’exprimer ce nous avons au fond de nous en utilisant une pratique artistique (principalement le pastel sec). Elle est dite “évolutive” car elle permet de libérer les croyances, des souffrances et conduit à une transformation positive de soi”.

Intriguée, je décide de tenter l’expérience avec elle lors d’un atelier de deux heures (qui en durera trois) avec trois autres participantes. Le Jour J, Céline me procure une grande feuille Canson et des pastels de couleurs. Les autres participantes ne sont pas novices et ont déjà leur propre matériel. Elle demande à chacune d’entre nous d’exprimer oralement son état d’esprit et si nous souhaitons adresser une situation ou une émotion particulière. Devant notre difficulté à verbaliser ce qui se passe pour nous, Céline nous propose de tirer au hasard une carte dans un jeu retourné étalé sur une table à côté. Chaque carte représente un dessin. Je suis surprise par la carte que je tire tant elle semble avoir visé juste sur ce que j’essaie de résoudre à ce moment-là. Céline décrypte chaque carte avec chacune de nous en cherchant à nous faire dire ce qu’elle représente pour nous, ce qu’on ressent précisément à ce moment-là et ce qu’on cherche à travailler. La carte n’est à ce moment-là qu’un déclencheur de l’expression de nos problématiques individuelles.

Chaque participante se livre avec pudeur, vérité et envie d’en démordre avec ses freins de vie – l’une d’elles m’a particulièrement touchée lorsqu’elle nous lit à haute voix une lettre qu’elle s’est écrite à elle-même depuis sa dernière séance et par là-même s’est affranchie un peu plus d’une vieille croyance – le terme “évolutive” de la méthode commence à prendre du sens.

Vient le moment de prendre les pastels et de “lâcher” ce qui nous vient. Il n’est pas nécessaire de savoir dessiner, de maîtriser quoique ce soit, bien au contraire. Alors que les autres participantes se lancent instantanément et jouent avec les couleurs, je reste sèche. Je ne sais pas par quoi commencer et comment traduire mes émotions sur cette page blanche. Céline avec beaucoup de délicatesse me propose d’écrire des mots, ceux qui me viennent, ceux qui s’imposent avec les pastels de mon choix. Je laisse donc des mots s’écrire sous les couleurs qui me semblent être les plus représentatives de ce que je ressens. J’ai envie de faire un cadre autour de ces mots : je choisis le jaune tout autour et le bleu foncé dans l’angle en haut à gauche. Je me prends au jeu de l’improvisation et je me laisse aller à la joie du coloriage enfantin qui rend les doigts joyeusement sales.

Lorsque nous avons la sensation d’avoir exprimé ce qui devait sortir, Céline nous interroge les unes après les autres sur notre “dessin” et décrypte avec nous le choix des couleurs (dans mon dessin, le bleu foncé renverrait-il à “une peur bleue” et un sentiment d’enfermement ? Le jaune représente la lumière, ma flamme intérieure, mes aspirations ; le mix des autres couleurs variées semblent révéler ma créativité), le sens du trait (à gauche c’est le passé, à droite c’est l’avenir), la taille des lettres (mon T du mot créaTivité – crée ta vie – est marqué ainsi que tous mes autres T comme “tais-toi” comme un enfermement), la fragilité exprimée dans cette tige fluette,… Céline met des mots sur toutes ces associations, sur ses intuitions mais s’assure constamment que sa lecture est partagée et résonne avec le ressenti de chaque personne…

En ce qui me concerne, elle me propose ensuite de brûler ce premier dessin (qui symbolise ce que je ne veux plus) à l’occasion d’un rituel au cours duquel j’exprime tout haut à la fois ce que je ne souhaite plus, puis ce que je souhaite à la place. Les mots viennent simplement dans le flot d’énergie qu’ont provoqué les autres participantes avant moi. Les autres participantes n’ont pas tout brûlé, car pour elles à ce moment-là tout n’est pas à jeter. Elles ont découpé des parties du dessin précédent qui seront conservées pour le deuxième dessin : un soleil par ci, un papillon par là, etc.

Retour à la table de dessin pour une deuxième séquence. C’est le moment de représenter sur une nouvelle page blanche ce qui nous vient, cette nouvelle énergie qui panse la précédente et qui inscrit dans notre inconscient un nouveau trajet vers une solution, une issue. Céline avec son immense bienveillance se montre plus directive pour que la solution émerge en douceur, bien ancrée dans la terre (littéralement elle me propose de dessiner une terre bien dense en bas de page comme un préalable pour rendre mon intention concrète et réalisable). J’inscris un grand “OSE” joyeusement coloré. Je me sens de plus en plus légère comme si j’ouvrais une porte et je me donnais l’autorisation d’en passer le seuil.

Une fois terminé, j’ose demander : que va-t-il se passer maintenant ? La réponse est simple : “Il n’y a rien de spécial à faire. Laisse faire. Ton inconscient a reçu le message d’oser ; alors laisse toi aller aux expériences qui s’offriront à toi”. Je repartirai avec mon deuxième dessin sous le bras définitivement plus légère, émue aussi et consciente d’avoir passé un moment privilégié avec d’autres femmes en quête de leurs propres réponses.

Dans les 2 semaines qui ont suivi, je vais oser prendre des décisions et me mettre en mouvement tant au niveau personnel que professionnel, affranchie de poids obsolètes… Je reviendrai dans 2 semaines pour faire un suivi de cette expérience et aller un peu plus loin dans cette aventure où la dimension enfantine du dessin rend la parole plus douce.

Merci Céline, merci la vie.

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